• Formation professionnelle

    L’accessibilité de la formation professionnelle pour les personnes en situations de handicap après la loi du 11 février 2005:

    http://www.ctnerhi.com.fr/images/revue_interactions/Merian_FR.pdf

    (Article de I. Merian, 17 pages. Publié dans la Revue internationale et pluridisciplinaire de recherche sur les dysfonctions et les handicaps, volume 4, CTNERRHI, mai 2010).

    Cet article souligne les difficultés d’accès à la formation pour les personnes en situations de handicap. Les obstacles sont multiples : financements, manque d'information, d'accompagnement adapté, problème de proximité ….

    Cependant les textes législatifs ouvrent de nouvelles possibilités. Les exemples cités prouvent que l’accès à la formation peut être renforcé sous certaines conditions.

     

  • Europe

    La commission européenne vient de présenter au Parlement la stratégie européenne 2010-2020 en faveur des personnes handicapées: un engagement renouvelé pour une Europe sans entraves. Ses objectifs sont : la garantie de l'accès aux fonds européens, sensibiliser les citoyens européens à la question du handicap, favoriser les échanges et le travail commun entre pays membres. La Commission a répertorié huit principaux domaines d’action : l’accessibilité, la participation, l’égalité, l’emploi, l’éducation et la formation, la protection sociale, la santé ainsi que l’action extérieure.

    Communication de la Commission Européenne , diffusée le15 novembre 2010, 14 pages.

    http://ec.europa.eu/social/BlobServlet?docId=6284&langId=fr

     

    Handicap : L’Europe de l’inclusion ne peut plus attendre !

     

    Les personnes en situation de handicap de toute l’Europe ont débattu avec les autorités, deux jours durant, des avancées relatives à la Convention ONU.

     

    "Au terme de deux jours réussis et innovants, nous n’avons pas de réponses à toutes les questions, mais au moins les bonnes questions ont été posées. Ce Forum a apporté une contribution utile à l’implémentation de la Convention. C’était, en tout cas, le but de présidence belge du Conseil de l’Union européenne qui invite les présidences futures à prolonger le travail de ces deux jours". C’est la conclusion du Workforum que la Commission Européenne et le Secrétaire d'Etat aux Affaires Sociales chargé des Personnes handicapées en Belgique, Jean-Marc DELIZEE, ont organisé ces jeudi 18 et vendredi 19 novembre dans le cadre de la Présidence belge du Conseil de l'Union européenne.

     

    A l’agenda : la mise en œuvre de l'Article 33 de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.

     

    Une Convention révolutionnaire

    Cette Convention marque un tournant en matière de politique en faveur des personnes en situation de handicap, lesquelles se voient assurées, par toutes ses dispositions, de la jouissance de droits de l’homme au même titre que tout être humain.

     

    16 des 27 Etats membres de l’Union (dont la Belgique) ont déjà ratifié la Convention. La Commissaire européenne à la Justice Viviane Reding, les représentants de la société civile et Jean-Marc DELIZEE espèrent que l’Union européenne et tous les Etats membres qui n’ont pas encore accepté la Convention le fassent le plus rapidement possible.

     

    Un Workforum enrichissant

    80 millions de personnes au sein de l’Union européenne se trouvent en situation de handicap ou de limitation de leurs capacités. Le handicap est une question de droits, et non un problème laissé à la discrétion des différents Etats. Durant ces travaux, la finalité était d'échanger de bonnes pratiques, de tirer des enseignements de bonnes – et moins bonnes – expériences mutuelles et de constituer un réseau de fonctionnaires et d'associations, de services disséminés dans toute l'Europe, qui serait chargé de s'occuper des structures évoquées à l'Article 33 de la Convention.

     

    La discussion a permis de dégager qu’il était extrêmement important que les autorités impliquent les personnes en situation de handicap elles-mêmes dans les décisions politiques qui les concernent. Le fil conducteur du forum était donc : "Nothing about us without us".

     

    Des groupes de travail efficients

    Les différents groupes de travail ont discuté des structures les plus adaptées à la mise en œuvre de la Convention, sur la base de questions concrètes comme : Dans quel ministère la structure doit-elle être mise en place ? Quelle structure choisir ? Comment s’y prennent-ils dans d’autres pays ?, etc.

     

    Le changement des mentalités est en route !

    Du Forum, il ressort que le plus important est de faire évoluer les mentalités en matière de handicap, de faire en sorte que les personnes handicapées participent pleinement à la vie en société et d’être disposé à tenir compte de ces personnes dans toutes les décisions politiques, à quelque niveau que ce soit. Dans son allocution de clôture, Jean-Marc DELIZEE a déclaré que "En adoptant la mentalité adéquate, on a déjà parcouru la moitié du chemin vers une société soucieuse du handicap."

     

    Source: Fenêtre sur l'Europe

     

     

  • Objectif 2015 : POUR UNE FRANCE ACCESSIBLE

    A près de 1500 jours de l’échéance de l’obligation de mise en accessibilité de la France, la situation est plus que préoccupante ! La délégation ministérielle à l’accessibilité a publié un rapport compilant des éléments récoltés lors des Journées territoriales de l’accessibilité, permettant d’avoir des données nationales sur l’avancement de mise en accessibilité de la

    France.

    L’Association des Paralysés de France (APF) demandait un rapport national depuis longtemps afin de pouvoir faire un état des lieux complet et précis sur la mise en accessibilité. Malheureusement les chiffres de ce rapport sont accablants : un immense retard a été pris et il faut désormais une impulsion politique d’urgence pour respecter l’échéance de 2015.

    L’APF est présente au Salon des Maires et des Collectivités locales (du 23 au 25 novembre) afin d’alerter les élus et les sensibiliser à cette inquiétante situation.

     

    Parmi les enseignements de ce rapport, on constate que :

    → 95% des communes françaises n’ont pas élaboré leur Plan de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics (PAVE). Ce document de référence est pourtant indispensable puisqu’il prévoit un état des lieux de l’accessibilité de la commune, des propositions de travaux ainsi que leur chiffrage et leur programmation.

    Chaque commune devait élaborer son PAVE avant le 23 décembre 2009. Près de la totalité des communes ont donc un an de retard dans la mise en oeuvre de leur PAVE, alors que celui-ci est déterminant pour la mise en accessibilité de leur commune !

    → 70% des Autorités organisatrices de transports (AOT) n’ont pas finalisé leur schéma directeur d’accessibilité. Ce document est pourtant nécessaire à la mise en accessibilité des transports publics. Les AOT avaient jusqu’au 11 février 2008 pour réaliser ce schéma directeur, soit près de 3 ans de retard !

    → Même si 70% des commissions communales et intercommunales d’accessibilité ont été créées, peu sont de véritables instances de concertation remplissant leurs missions ! Ce taux de 70% mis en valeur dans le rapport n’est qu’un pourcentage de création et ne mesure en aucun cas l’effectivité de ces commissions !

    → 30% des Etablissement recevant du public (ERP) ont déjà 1 an de retard dans la réalisation de leur diagnostic.

    Ces données illustrent le cruel manque d’appropriation de l’objectif d’accessibilité de la loi handicap du 11 février 2005, aussi bien chez les décideurs publics et les élus, que chez les acteurs privés (maitres d’ouvrages et maitres d’œuvres). Pour l’APF, ce défaut d’acculturation provient d’un défaut d’accompagnement, de soutien et de portage par les politiques

    2/2 publiques. Malgré les efforts de la délégation ministérielle à l’accessibilité, qui possède peu de moyens, il faut un accompagnement plus soutenu !

    Ces données illustrent également le problème de la représentation de l’accessibilité.

    L’accessibilité n’est pas une problématique spécifique aux personnes en situation de handicap, mais bien un enjeu majeur de notre société qui concerne des millions de citoyens et qui doit prendre en compte le vieillissement de la population. Sans compréhension des enjeux et sans un accompagnement budgétaire spécifique, il n’est pas étonnant de constater un tel retard.

     

    L’APF réclame depuis longtemps une Agence Nationale à l’Accessibilité Universelle pour favoriser la mise en accessibilité de la France par des impulsions politiques fortes. L’existence de l’Observatoire interministériel de l'accessibilité et de la conception universelle ne suffit pas, il faut une agence dotée de réels moyens, sans quoi le délai ne sera pas tenu. Et si le délai n’est pas respecté, c’est le principe de l’accessibilité qui ne le sera pas non plus ; telle est la leçon de l’histoire depuis la première loi sur l’accessibilité en 1975.

    Ces constats récurrents de retard dans l’élaboration de documents programmatiques ou de

    commissions ayant pour but la mise en œuvre de l’accessibilité impacteront nécessairement sur l’échéance de 2015. Il faut désormais une mobilisation urgente et des actes concrets dans les prochains mois pour que l’échéance de 2015 soit respectée.

     

    Les personnes en situation de handicap ne peuvent se contenter de ce constat affligeant, alors que nous en sommes à la 3e loi sur l’accessibilité en l’espace de 35 ans ! Combien de conférences nationales, de rapports et de réunions faudra-t-il avant de passer aux actes ?