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  • P.Deniziot (délégué spécial au handicap) auditionné par le Conseil Economique, Social et Environnemental Régional,

               Le lundi 10 octobre, la Commission Santé, solidarité et affaires sociales. du C.E.S.E.R.Ile de France, auditionnait monsieur Pierre Deniziot, conseiller régional, délégué spécial au handicap auprès de la présidente Valérie Pécresse.

              Après avoir présenté sa découverte en tant que nouvel élu, des différents programmes initiés sous l'ancienne mandature, Pierre Deniziot, a souhaité partager son ambition de la mise en place d'une politique transversale à tous les champs de compétences et autres "thématiques" présentes dans le programme de mandature de la majorité régionale.

              Claude Boulanger-Reijnen membre de cette commission, a rappelé à l'attention du délégué spécial, l'incongruité institutionnelle de l'absence de l'installation du Conseil Consultatif du Handicap de la région Ile de France, dont le mandat avait été prolongé jusqu'au 31 décembre 2015, de l'opportunité et du bon sens commun d'installer cette commission consultative, alors que des orientations et des décisions ont déjà été prises sans les acteurs concernés.

               Pierre Deniziot a reconnu cette erreur et a renouvelé son intention d'y procéder dans les meilleurs délais, soit dans le courant de la fin de l'année.

               Les débats et les échanges entre les conseillers ont permis d'approfondir les champs des priorités à établir au regard de la volonté de monsieur Pierre Deniziot de donner à son action le sens de la transversalité des décisions politiques à venir sur de nombreux sujets vitaux pour le développement de l'insertion et de l'inclusion des personnes et de l'enfance handicapée dans la région Ile de France.

               Les axes de réalisations à venir et les propositions du C.E.S.E.R.Ile de France :

     -Installation du Conseil Consultatif du Handicap,

     -Dans le cadre des nouvelles missions d'évaluations des politiques publiques confiées aux C.E.S.E.R. de France, Pierre Deniziot s'est engagé à livrer un "jaune budgétaire" document qui doit rendre visible tous les financements engagés par l'exécutif régional pour le handicap, au budget 2017.

     -L'insertion professionnelle des jeunes en situation de handicap, "grande cause régionale 2016" : La situation catastrophique de l'insertion des jeunes franciliens en situation de handicap vers les Centres de Formation s et d'Apprentissage au nombre de 155 en Ile de France, 0,51%  de jeunes stagiaires handicapés accueillis, nécessitera de la part de l'exécutif régional un suivi précis et réactif de la mise en place des projets présentés notamment dans le cadre de la convention régionale établie le 18 novembre 2015, à laquelle a souscrit le nouvel exécutif francilien.Les membres de la commission du C.E.S.E.R. ont rappelé de la nécessité de disposer des éléments de l'enquête détaillés par CFA, publiée dans le courant du mois de décembre 2014.

     -C.Boulanger-Reijnen, a formulé la proposition de la prise en charge par la région Ile de France, du coût des transports pour toute personne en situation de handicap, quel que puisse être son statut administratif (salarié, en recherche d'emploi, engagé dans un parcours d'insertion avec les missions locales....) si les répercussions de son handicap ne lui permettent pas d'utiliser les transports en commun, la formation professionnelle étant un champ de compétence régional,

     -Les services P.A.M.Ile de France : Pierre Deniziot s'est engagé à mettre en place une concertation institutionnelle et participative des acteurs du champs du handicap,avec  les associations représentatives, afin que les audits en cours bénéficient d'orientations et d'une affectation du budget régional pérennisé,

     -Les dessertes et tournées des établissements médico-sociaux pour les enfants, la prise en compte des priorités des prises en charges, la mise à plat tripartite d'une tarification au prix des transports publics, la qualité de service et la sécurité, demeurent des axes de progrès qui restent à négocier et au sujet desquels le C.E.S.E.R. accordera toute sa vigilance,

     -Depuis plus de cinq années, ont été établies par les services de la RATP, près de 130 études techniques concernant 130 station du métro parisien, qui n'ont jamais été partagées avec les représentants des associations de personnes handicapées et les usagers des transports.Partant du principe, comme l'a rappelé C.Boulanger-Reijnen "que nous savons tous qu'une station de métro rendue accessible, signifie qu'elle ne l'était pas auparavant, qu'il serait logique et équitable que ces études nous soient partagées" et rappelant l'intervention de madame Valérie Pécresse "dans le métro on va vers un trajet zéro escalier, zéro marche, complètement accessible".Pierre Deniziot a accepté de mener les démarches qui permettraient de ré-engager le dialogue entre les acteurs, "dans la perspective de la candidature de 2024".

  • L’APF et la LDH révoltées par la discrimination dont est victime une étudiante en situation de handicap !

     

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    Communiqué de presse

    L’APF et la LDH révoltées par la discrimination dont est victime une étudiante en situation de handicap !

    Signez la pétition en ligne

     L'Association des paralysés de France (APF) et la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) sont scandalisées par la discrimination dont est victime Amélie, étudiante en situation de handicap en khâgne au lycée Molière à Paris 16e. Amélie fait face à un refus catégorique d’aménagements simples (transfert de la salle de classe au rez-de-chaussée, passage par une porte permettant d’éviter quelques marches) l’empêchant ainsi de suivre sa scolarité normalement ! Pire, l’administration a même demandé à Amélie de ne plus se présenter dans son établissement, considérant « que celui-ci n'avait pas à accueillir des élèves en situation de handicap » !

    Ces propos, qui renvoient les personnes en situation de handicap à un temps où elles étaient exclues de la société, sont inadmissibles, honteux et indignes d’un lycée public !

    L'APF et la LDH lancent une pétition en ligne et demandent à Mme Najat Vallaud-Belkacem d’intervenir pour que le lycée Molière continue d’accueillir Amélie – en prenant en compte les besoins spécifiques de cette élève qui nécessite des aménagements simples – et de rappeler à l’ensemble des responsables d’établissements scolaires leurs obligations en matière de scolarisation dans les conditions définies par la loi « handicap » du 11 février 2005.

     Amélie est atteinte d'une pathologie qui réduit fortement sa mobilité depuis cet été, et a donc demandé une modification des lieux de cours du 2e étage du lycée au rez-de-chaussée afin de pouvoir suivre sa scolarité comme tout le monde. L’ensemble des élèves de cet établissement et la majorité des professeurs soutiennent Amélie dans sa requête.

    L’administration du lycée lui a opposé un refus catégorique, y compris le passage par la porte d’entrée des enseignants (située à un mètre de l’entrée principale des élèves) qui aurait pourtant permis à Amélie de pouvoir s’aider de la main courante pour monter quelques marches. Une barrière a même été installée devant cette entrée montrant ainsi la farouche volonté de ne pas accueillir d'élèves en situation de handicap !

     L’administration du lycée souhaite qu'Amélie soit accueillie dans un autre établissement et lui a signifié ce lundi 10 octobre sa volonté de l'exclure du lycée. Au regard de la situation, les étudiants sont mobilisés aux côtés de leur camarade et une réunion d'urgence a eu lieu avec le Rectorat de Paris. Ce dernier a persisté dans le refus d’accueillir Amélie en proposant, à nouveau, de scolariser Amélie dans un autre lycée.

     L'APF et la LDH sont outrées par cette situation de discrimination flagrante et par ce non-respect des droits fondamentaux des personnes en situation de handicap. Les associations dénoncent le traitement humiliant infligé à Amélie en totale contradiction avec la loi handicap de 2005 qui prévoit l'accès des tous les élèves en situation de handicap à la formation scolaire.

    Dans le cas d'Amélie, les solutions sont faciles à mettre en œuvre : il s'agit simplement de faire cours dans une salle au rez-de-chaussée au lieu du 2e étage !

     Au-delà de la question de l'accessibilité des établissements scolaires, il est ici question des conditions d'accueil des personnes en situation de handicap dans les établissements publics français.

     L'APF et la LDH apportent tout leur soutien à Amélie et à sa famille ainsi qu’à tous les élèves du lycée qui se sont élevés contre des pratiques discriminatoires et qui demandent #JusticePourAmélie.

     Ainsi, l'APF et la LDH demandent à Mme Vallaud-Belkacem de veiller à l’inclusion scolaire d’Amélie, comme le demande la loi de refondation de l’école de la République de 2013 et de permettre à Amélie de poursuivre sa scolarité dans des conditions dignes.

    Et enfin de rappeler à l’ensemble des responsables d’établissements scolaires leurs obligations en matière de scolarisation dans les conditions définies par la loi « handicap » du 11 février 2005.

      Contacts presse :

    APF : Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

    LDH : comunication@ldh-france.org

     

    Extrait de l’article 20 de la loi du 11 février 2005, affiché le 11 octobre par les élèves sur la façade de l’établissement :

     - Après l'article L. 123-4 du code de l'éducation, il est inséré un article L. 123-4-1 ainsi rédigé :

    « Art. L. 123-4-1. - Les établissements d'enseignement supérieur inscrivent les étudiants handicapés ou présentant un trouble de santé invalidant, dans le cadre des dispositions réglementant leur accès au même titre que les autres étudiants, et assurent leur formation en mettant en oeuvre les aménagements nécessaires à leur situation dans l'organisation, le déroulement et l'accompagnement de leurs études. »